Les Engins abandonnés aux intempéries dans les brigades et commissariats bientôt vendus

Publié le par La presse du Bénin

Les Engins abandonnés aux intempéries dans les brigades et commissariats bientôt vendus

D’ici la fin de l’année 2014, les commissariats de police et les brigades de gendarmerie seront vidés des engins à deux roues et à quatre roues qui sont saisis et abandonnés aux intempéries. C’est du moins la décision prise par le président de la Cour suprême hier à Bonou à l’occasion de la visite qu’il a effectué à la Brigade de gendarmerie de cette localité. « …J’ai donné des instructions au Procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo et à tous les Commandants de brigade pour que d’ici la fin de l’année, tous ces engins qui s’entassent et qui pourrissent dans les commissariats et les gendarmeries fassent l’objet de toute la procédure qu’il faut pour les dégager. Ces engins sont là et ne servent à rien. Plus on les laisse là, plus ils deviendront inutilisables. Autant prendre dans le cadre des procédures légales en la matière pour faire en sorte que ces engins puissent servir à quelque chose. Donc, des ventes aux enchères seront organisées en relation avec l’agence judiciaire du trésor et sous l’autorité du Procureur de la République… », a déclaré le président Ousmane Batoko. Certainement que cette mesure sera étendue aux autres départements du Bénin.

Karim O. ANONRIN / Quotidien Fraternité

Braquage à Cocotomey: Des policiers ligotés et de l’argent emporté

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Braquage à Cocotomey: Des policiers ligotés et de l’argent emporté

Dans la nuit de ce Jeudi, des hors la loi ont encore fait parler d’eux dans une localité de la commune d’Abomey-Calavi, Cocotomey. Selon des sources, les malfrats ont emporté une somme d’argent dans une institution bancaire après avoir maîtrisé les policiers en faction en les ligotant.

Nous y reviendrons.

Boni Yayi pose la première pierre de l'hôpital international d'Abomey-Calavi

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Boni Yayi pose la première pierre de l'hôpital international d'Abomey-Calavi

Boni Yayi pose la première pierre de l'hôpital international d'Abomey-Calavi

La construction au Bénin d'un hôpital de classe internationale se précise. Le Président de la République a procédé ce jeudi 23 octobre 2014 à la pose de première de cette infrastructure à Akassato dans la commune d'Abomey-Calavi, en compagnie du partenaire du projet Senator Daisy Danjuma, Vice-Presidente de la compagnie pétrolière Sapetro.

Le gouvernement est décidé à mettre fin aux évacuations sanitaires qui depuis des années font saigner la trésorerie de l'Etat. Inscrite au titre des projets phares soumis aux partenaires à la table ronde de Paris, la construction de l'hôpital de classe internationale est en train de passer du rêve à la réalité. La concrétisation de ce projet cher au président Boni Yayi est le fruit du partenariat public privé (PPP) entre le l'Etat béninois et la compagnie pétrolière nigériane Sapetro.

La Vice-présidente de Sapetro, Senator Daisy Danjuma s'est dit fière de contribuer à donner corps à un projet dont l'importance se passe de commentaire. Pour elle, l'un des défis majeurs de l'Afrique reste la santé, en particulier la santé maternelle et infantile. Après son passage en tant que sénatrice a la tête du groupe de femmes de la CEDEAO, elle dit mesurer toute l'importance d'un tel projet pour toutes les categories sociales, en particulier la gente féminine. Elle salue cette vision du gouvernement béninois qui appréhende dans ses moindres méandres la place prépondérante qu'occupe la question sanitaire en matière de développement. Cet hôpital de classe internationale, sera d'une grande utilité, non seulement pour le Bénin, mais aussi pour la sous-région, voire le continent tout entier. Se réjouit-elle. " Un peuple en bonne santé est un peuple riche et heureux", conclut-t-elle avant d'assurer le gouvernement de sa disponibilité à œuvrer ensemble pour une réalisation diligente du projet.

Pour le ministre Raphaël Édou, assurant l'intérim de son homologue de la santé Dorothée Akoko Kindé Gazard, cet ambitieux projet du gouvernement vise essentiellement à améliorer la qualité du plateau technique au Bénin. Ce qui, de son avis, permettra de stopper l'hémorragie financière due aux évacuations sanitaires qui coûtent chaque année environ 10 milliards de nos francs. Il s'agira, précise-t-il, d'un hôpital pôle d'excellence qui répondra aux normes internationales avec des lits VIP, des cliniques haut de gamme, des laboratoire d'analyses ultra modernes, etc et qui offrira une gamme variée de soins dans la quasi totalité des spécialités. Il n'a pas manqué de saluer la vice-présidente de Sapetro qui témoigne ainsi son attachement aux questions sociales majeures de nos sociétés. "A travers ce partenariat, nous écrivons une belle page de la révolution sanitaire dans notre pays. Loin d'être un simple hôpital, c'est un instrument de développement que nous implantons ", conclut-il.

Le Président Boni Yayi s'est réjoui de l'aboutissement de ce processus qui ouvre selon les portes de l'émergence de notre pays. "Avec cet hôpital, l'émergence du Bénin passe désormais par Abomey-Calavi. La prospérité de notre pays passe par Akassato. Cet hôpital est la clé de notre émergence. La santé détermine tout. Elle est au cœur de la sécurité humaine", martèle Boni Yayi qui inscrit cette action dans l'agenda Alafia 2025 qui prévoit à cet horizon pour le Bénin, un pays phare, un pays bien gouverné, un pays de paix, un pays de négoce, un pays de prospérité. La cérémonie a pris fin avec la pose de la première proprement dite, consacrant ainsi le lancement des travaux.

Bruno OTEGBEYE ( Cell.Com/ PR)

Port de galon au Commissariat central de Porto-Novo : 69 gardiens de la paix promus

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Port de galon au Commissariat central de Porto-Novo : 69 gardiens de la paix promus

Le Directeur départemental de la Police nationale des départements de l’Ouémé et du Plateau, Sévérin Ogouchoro, a procédé mercredi 22 octobre 2014, à la cérémonie officielle de port de galons à la 39è promotion des gardiens de la paix. Ils sont 69 issus des différents Commissariats d’arrondissement de la ville et de la Direction départementale. C’était en présence du Commissaire central de Cotonou, Lambert Agblo, du Commissaire central de Porto-Novo, Pierre Agossadou, du Commandant de la compagnie de Porto-Novo, Martial Dégbéssou et du représentant du Directeur départemental de la douane et du président de l’association des retraités.

Au cours de la cérémonie, la porte-parole des récipiendaires de la 39è promotion des gardiens de la paix, Salimatou Chabi, a réitéré l’engagement de ses collègues, pour l’accomplissement des missions qui leur seront confiées dans le respect. Elle a également signalé leur bonne foi, à toujours respecter les commandements de la Police et la hiérarchie policière.
« … Je voudrais vous présenter mes sincères félicitations pour l’événement de ce jour. Mes prédécesseurs vous ont déjà donné de conseils, je ne ferai que leur emboîter le pas. Le métier de policer est un métier délicat et lorsqu’on s’y engage, c’est en acceptant tout ce qui est dedans comme avantages et risques. Dieu le Tout Puissant, le seul qui a tous les pouvoirs. Pouvoir de vie et de mort, vous accompagnera grâce à ce nouveau galon que vous venez d’arborer. Il guidera vos pas afin que vous soyez des policiers exemplaires, des policiers, qui en marchant et en traversant la cité, ne vont pas baisser la tête » a déclaré le Directeur départemental de la police.

« Pour ce faire », a-t-il poursuivi, « pour être le premier responsable de la Police dans les deux départements, il suffit de tenir compte des différents conseils que vous venez de recevoir de vos aînés, car cela est très important. Il ne faut pas considérer qu’une fois titularisé, c’est la fin du monde ! Le policier doit toujours apprendre, même à quelques heures de sa retraite. Donc, ayez cette humilité. Ne soyez pas des policiers qui se croient suffisants ou tout connaître ! N’hésiter pas à aller vers les personnes ressources pour pouvoir faire de votre carrière, une carrière assez brillante ».
La cérémonie de port des galons a mis fin à l’événement.
Kola PAQUI

Thiburce Montcho, Administrateur général de BenAFrique : Le transport sinon rien !

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Thiburce Montcho, Administrateur général de BenAFrique : Le transport sinon rien !

Monsieur Thiburce Montcho est à l’honneur dans le cinquième numéro de cette première saison de votre Rubrique Manager à l’affiche. Et à vous, qui avez décidé de nous être fidèles depuis le tout premier entretien, je voudrais rentrer dans le vif de notre sujet avec une anodine confidence : c’est que je réalise que « ce n’est pas parce que les oreilles sont disponibles à écouter que la bouche a forcément envie de parler ». A mon sens pourtant, parlez de soi, savoir bien le faire et en toute franchise est un élément qui en rajoute au charisme du bon manager. Néanmoins, ils ne sont pas nombreux à vouloir se livrer à cet exercice. C’est vrai, la frontière entre vie privée et vie professionnelle est bien mince. Et par ailleurs, comment comprendre et juger les actes, les initiatives, les succès comme les échecs des Hommes, si ce n’est (ne serait-ce qu’un peu) à l’aune de leur personnalité ou de leurs occupations ? Avec l’Administrateur de la société BenAfrique et Consul honoraire de la Mauritanie, Thiburce Montcho, la tâche n’a pas été aisée. Notre Manager à l’affiche aujourd’hui, est un homme réservé, peu prolixe. « Je préfère que les gens découvrent qui je suis et apprécient à leur manière, plutôt que de me mettre à parler de moi. Mes actes parleront pour moi », argumente-t-il. Et comment lui en vouloir si l’on sait aussi que « pour connaître les hommes il faut les voir agir » (Jean-Jacques Rousseau). Retenez donc simplement que Monsieur Thiburce Montcho est « un enfant de la balle », comme on pourrait le dire de façon prosaïque. Son métier, il le tient non seulement de sa passion pour l’entreprenariat et de son désir d’apporter une plus-value dans le secteur du transport, mais il le doit aussi effectivement, à son père. Feu Christophe Montcho, fut le premier béninois à créer une agence de voyage au Bénin. C’était dans les années 1970. Snci Tours, organisait des vols charters entre Cotonou et Paris et c’est grâce à cette agence de voyage que beaucoup d’Africains à l’époque, ont pu voyager entre le Bénin et la France à des tarifs très bas.

C’est donc avec son père, que Thiburce Montcho fera son apprentissage. De ce maître naturel et tout désigné, il prendra le gout du travail bien fait. On notera également, que Thiburce Montcho aime beaucoup voyager. Le Brésil est notamment sa destination de prédilection. Et, ce n’est pas seulement pour ses plages, ses carnavals et le Corcovado qu’il aime ce pays, mais surtout pour le modèle de développement qu’il représente à ses yeux, et pour la rigueur et le savoir-faire des Brésiliens. Transition facile, pour dire que c’est aussi dans cette contrée, que BenAfrique trouvera ses partenaires dans le cadre de la mise en place du projet de lignes de bus pour la ville de Cotonou.

C’est un Manager confiant, déterminé et au demeurant impassible, qui nous a accueilli dans un cadre simple et raffiné, un bureau où les tableaux d’art se disputent la place aux photos de certains grands dirigeants et hommes d’affaires africains.

Entretien réalisé par Djamila IDRISSOU SOULER

Pourquoi BenAfrique a-t-elle stoppé l’exploitation des lignes de bus ?

BenAfrique est une société de droit béninois créée il y a trois ans par des partenaires Brésiliens et moi-même pour régler un problème crucial, le problème de transport urbain dans la ville de Cotonou. La mairie de Cotonou a lancé un appel d’offres pour régler le problème de la mobilité urbaine dans Cotonou. BenAfrique a participé à cet appel et a été déclarée adjudicataire. Il faut avouer que nous avons lancé cette activité la première fois avec beaucoup de contraintes liées à l’exploitation du transport urbain collectif mais l’expérience valait la peine d’être vécue. Il fallait faire l’expérience pour pouvoir rééquilibrer, redimensionner les choses, par rapport à l’environnement dans lequel nous travaillons. Ce moment d’interruption temporaire nous a permis d’apprécier la réalité du transport au Bénin. Face à ça, on a constaté trois aspects. D’abord que le transport urbain collectif est une nécessité pour la ville de Cotonou. Cotonou étant une ville moderne et donc en pleine expansion a besoin d’un type de transport comme celui-ci. Ensuite nous avons constaté que la population est demanderesse et enfin le 3eme volet est le tarif. Et, c’est à ce niveau que tout a été joué. Nous avons constaté que, au même moment que la population voulait de ce type de transport, qu’elles n’étaient pas prêtes à miser de l’argent pour pouvoir se faire transporter. Il fallait donc apprécier la relation entre le client, le trafic et transport et faire le choix. Où on continue avec les 200 FCFA auquel cas, on va définitivement fermer un jour parce que l’opération ne sera pas rentable ou on arrête à mi-chemin pour faire le point de la situation. Et c’est pour ce deuxième cas que nous avons opté. Nous allons reprendre le trafic bientôt, parce que nous avons touché du doigt les difficultés liées à ce type de transport. Aujourd’hui, nous avons à l’actif 52 bus qui sont en train d’être remis à neuf, notre équipe de techniciens est aussi à pied d’œuvre et tout cela nous permettra de reprendre le trafic comme par le passé.

Je tiens à souligner que BenAfrique est une entreprise citoyenne. Le transport urbain collectif est une activité sociale qui a besoin de beaucoup d’argent, de professionnalisme et surtout du soutien ou de la municipalité ou de l’Etat central. Notre suspension nous a permis de reprendre langue avec ces deux institutions. La mairie a accepté en mettant sur son planning un programme de réouverture et de réglementation des lignes. Il y aura donc la création de nouvelles lignes, de nouveaux parcs. L’Etat également nous accompagne fortement dans un processus parce qu’il sait que ce transport qui en réalité est un devoir de l’Etat est assuré par un privé qui est en train d’investir dans le secteur. Donc l’Etat a décidé de nous soutenir. Tel que les choses se passent aujourd’hui, l’Etat mettra à notre profit les avantages du code des investissements pour permettre à BenAfrique d’exploiter ses bus en toute liberté.

Il y a quelques années, vous aviez innové avec Cotair. Le projet ne fera pas long feu et vous finirez par mettre la clé sous le paillasson. Quels étaient les motifs de cette interruption?

Cotair a été obligé de fermer après un an et ceci à perte pas parce que nous n’avions pas la volonté, pas parce qu’il n’y avait pas de soutien mais nous avons compris que la population n’était pas habituée à ce type de transport, nous n’avons pas pu garder cette activité plus longtemps. Nous avons été obligés de positionner l’avion dans un autre pays pour pouvoir l’exploiter. On a constaté que l’écart était trop grand. Il s’est passé quelque chose que nous-même n’arrivons pas à comprendre. La plus grande clientèle devait être l’Etat, mais les cadres qui devaient appliquer cette décision de l’Etat, ne l’ont pas appliqué, ils ont préféré continuer à voyager avec leur voiture et ça s’est passé comme ça. L’Etat pouvait nous acheter des heures de vol à l’année, quand vous voyez dans les pays centrafricains par exemple, l’Etat achète des heures pour permettre aux fonctionnaires de l’Etat de voyager avec des bons de transport au niveau de la structure d’Etat. Au Bénin, il faut reconnaitre que le Gouvernement à l’époque avait demandé aux ministères de se prêter au service de Cotair pour aller au Nord. Mais bon l’expérience aussi valait d’être vécue.

Mais comment cela se fait-il ? Vous ne réalisez pas des études de marché avant de lancer vos projets?

Alors, je voudrais que vous reteniez quelque chose : il faut toujours faire attention entre les études de marché et la réalité du terrain. Les études vous révèlent toujours de très bons lendemains mais le terrain arrive à imposer sa loi. Moi, je préfère dans la situation où je suis aujourd’hui vivre le terrain que de me fier à une étude de faisabilité. En moins de 4 mois d’exploitation nous avons atteint les 70% du taux de remplissage.

L’avion, les bus… finalement vous passez pour l’homme d’affaires béninois spécialisé dans les transports. Cela vous va comme étiquette ?

Oui ! Parfaitement. Et c’est un choix parce qu’aujourd’hui, lorsque vous regardez bien notre environnement il y a 3 volets : s’éduquer, se nourrir et se déplacer. Et quand vous prenez ces 3 volets, pour moi celui qui vient en 2eme position c’est le transport. Il faut le développer dans tous ses sens. C’est pour ça que j’ai voulu m’investir dans le secteur pour aider la population à mieux se déplacer. Il est important pour moi de permettre la mobilité des Béninois. Parce quand vous ne vous déplacez pas, vous n’êtes pas en mesure d’apporter une plus-value.

Quel est le projet pour ne pas dire le rêve qui vous tient le plus à cœur ?

Ma vision c’est de faire de BenAfrique une société pérenne, à l’instar des grandes sociétés de transport dans le monde, de la Ratp en France par exemple ou de la TransBrasiliana au Brésil. Mon rêve est que mes arrières petits-fils puissent naître, connaître et développer à leur tour, cette entreprise. Et que le flambeau passe de génération en génération. Et je pense que cela est possible, nous y travaillons ardemment. Aujourd’hui, ce qui me réjouit c’est que les Béninois prennent la chose du bon côté, ils sont en train de comprendre notre démarche. Ce qui me réjouit, c’est que tout le monde me pousse à aller dans ce sens, le baromètre me démontre que cette activité est retenue et est encouragée par les Béninois, cela m’enchante énormément et me donne du courage à aller de l’avant.

Cotonou est-elle une commune privilégiée pour être la seule à bénéficier de ce type de transport jusque-là ?

Nous commençons avec 52 bus à Cotonou et l’objectif est d’étendre l’activité dans d’autres communes pour que, chaque grande ville du Bénin ait son transport urbain collectif ; c’est mon ambition. Et tel que les choses évoluent aujourd’hui, où l’Etat béninois et mon partenaire la Mairie de Cotonou sont décidés de nous aider à porter le flambeau très haut, je pense que le rêve un jour deviendra réalité. Le déploiement de ce réseau dans les autres communes dépendra de leurs infrastructures pour que le choix de la ville soit opéré.

Oui mais, dans l’ensemble la viabilité du projet dépend fortement aussi des routes. Nous n’avons pas vraiment de routes au Bénin…

Nous avons choisi pour Cotonou les meilleurs axes. Cotonou est traversée par une route Inter-Etats qui est très bien conçue et ça nous permet de rouler sur la traversée de Cotonou et les autres embranchements choisis sont des embranchements bien desservis et sur lesquels nous n’avons pas de problèmes de roulement.

Abordons le volet technique et humain du projet. Comment se fait l’entretien des bus ?

Les bus BenAfrique sont très bien entretenus. Comme toute activité, le transport aussi ne s’improvise pas. Nous à BenAfrique, nous sommes entourés des meilleurs professionnels brésiliens spécialisés dans le transport qui ont exporté leur savoir-faire au-delà du Brésil. Et c’est ce savoir-faire qu’ils sont en train de léguer aux Béninois. Nous travaillons donc aujourd’hui avec cette équipe de Brésiliens. Il faut avouer que les techniciens Brésiliens qui sont sur place au Bénin, ont beaucoup apprécié le savoir-faire des Béninois. Les Béninois ont une formidable capacité d’adaptation. En très peu de temps, ils ont eu à apprendre beaucoup. Ils se sont adaptés à la manière de travailler des Brésiliens. Aujourd’hui ils ont compris qu’il faut un peu plus de sérieux. C’est ce que nous avons constaté. Maintenant à l’intérieur des Bus, il y a de tout. Ce n’est pas l’apanage des Bus BenAfrique. On essaie de faire de la sensibilisation pour que chacun sache qu’il utilise un service public où le droit de tous doit être respecté.

Oui, il y a vraiment tous les types de personnes dans un transport en commun. Il faut une saine cohabitation entre les commerçants bien chargés de colis ou de vivres et le fonctionnaire qui va au bureau, l’élève qui va au cours… J’exagère peut-être, mais juste savoir si vous avez instauré des normes ?

Nous transportons beaucoup plus des personnes que des bagages. La priorité est donnée aux personnes debout. En 3 mois, nous étions à plus de 15.000 passagers. Depuis que nous avons arrêté notre service d’accueil a explosé vous ne pouvez pas imaginer comment les gens grognent ou les gens nous motivent à reprendre le trafic. On a reçu environ 3000 coups de fil. Aucune entreprise humaine n’est parfaite. Mais ce que moi je veux demander aux gens, c’est de critiquer dans le bon sens. Parce que ceux qui ont le courage et prennent le risque d’entreprendre ont besoin d’être soutenus. Et généralement, c’est ceux qui ne font rien, et qui ne prennent aucun risque qui ont l’art de critiquer. Mais malheureusement c’est ce qui caractérise le Béninois. Et si nous on devait les suivre, on ne fera rien. Les Béninois doivent comprendre que ce pays est à nous tous et qu’on doit le développer tous ensemble.

Mais les gens sont libres de critiquer et de relever les lacunes quand il y en a quand même !!

Oui mais quand c’est bien aussi, ils ont le devoir de le dire et de soutenir et de faire des critiques constructives.

Et qu’en est-il du comportement des conducteurs de ces bus. Vous les avez formés sur leur tenue et la manière de se comporter avec les clients ?

Tous les conducteurs sont formés aux normes brésiliennes avec une formation rigoureuse sans oublier que le critère de choix était très sélectif.

En lançant ce projet, vous avez parlé de la création d’environ 5000 emplois

C’est toujours possible si les Béninois veulent vraiment lutter contre la pollution atmosphérique, ils laisseront d’autres types de moyens de transport au profit du transport urbain collectif et organisé. Ainsi, nous augmenterons très rapidement notre parc, parce qu’il y aura une bonne relation entre la demande et l’offre.

Que pensez-vous de l’idée de tramway pour la ville de Cotonou émise par certains en 2011 ?

Ça viendra. Mais quand on prend le niveau de développement du Bénin aujourd’hui, pour moi le Tramway n’est pas la meilleure solution. Parce qu’en réalité actuellement rien n’est fait pour pouvoir recevoir ce type de transport. J’imagine même que le plan directeur de la ville de Cotonou, n’a pas prévu un certain nombre de choses. Et si quelqu’un a l’idée de le faire, je dois saluer cette idée mais je lui dirais de faire attention et de ne surtout pas se fier aux études de faisabilité. Ici au Bénin, c’est le terrain qui commande. Les études de faisabilité ont montré leurs limites dans la réalisation des projets. Moi, aujourd’hui, je préfère lancer un projet sans études de faisabilité mais composer avec le terrain pour que le terrain me montre quelles sont les réalités de cette affaire. C’est le terrain qui vous oriente.

Rappel

En août 2012, Léhady Soglo premier Adjoint au Maire de Cotonou, accompagné de tout un parterre de personnalités, lance officiellement le projet de transport urbain collectif au Bénin. Ce projet devait permettre de réduire la pollution atmosphérique et de créer pas moins de 5000 emplois en prenant en compte justement la reconversion de quelques « zémidjans » (conducteurs de taxi-motos ) en mécaniciens, électriciens, conducteurs, ajusteurs, soudeurs, tickettiers, agents d’entretien, etc. L’évènement fut grandiose, le projet encensé et applaudi. Il y avait effectivement un sérieux vide qui n’attendait qu’à être comblé. Parmi tous les problèmes quotidiens rencontrés par le commun des Béninois (logement décent, travail décent, fourniture de l’électricité, etc.) celui de la mobilité figure en bonne place. Ainsi, cinquante-deux (52) bus avaient été prévus pour desservir le réseau de transport urbain collectif, comportant huit lignes pour couvrir la ville. Après quelques semaines de décollage difficile, les responsables de la société ont dû procéder à certains réaménagements. A l’écoute de leurs usagers, les exploitants ont revu à la baisse le tarif de transport par ligne, le portant alors à 200 au lieu de 300 FCFA originellement prévus. Mais cela ne suffira pas. D’autres considérations amèneront BenAfrique à carrément suspendre l’exploitation de ces bus pour une durée de 13 mois ! Un sevrage brutal et sévère pour ceux-là qui avaient déjà commencé par composer avec ce mode de transport bien pratique. Les nombreux appels de relance dont la société est constamment assaillie est un baromètre qui a permis à BenAfrique de se rendre réellement compte qu’elle ne s’est pas trompée en investissant dans ce projet. Il est donc question plus que jamais, de tout mettre en œuvre pour reprendre l’exploitation en offrant désormais, davantage de garanties pour sa pérennité et même son extension.

Suggestion de lecture
«L’impossible est possible» de l’écrivain Irlandais, Joseph Murphy est peut-on dire, le livre de chevet de notre Manager. Thiburce Montcho avoue avoir été profondément marqué par cet ouvrage dans lequel il puise beaucoup de force et de détermination. Joseph Murphy a écrit une trentaine de livres traduits dans plusieurs langues. L’écrivain est un ardent défenseur des possibilités de réalisations par la pensée et développe des moyens d’autosuggestion pour y arriver. D’après lui, l’être humain est fait pour être riche et nie la pauvreté en tant qu’une vertu. Sa pensée se concentre sur l’importance du subconscient, qu’il présente comme étant d’une richesse infinie.

Total, EDF, Areva : Les géants français de l'énergie fragilisés au sommet

Publié le par La presse du Bénin

Total, EDF, Areva : Les géants français de l'énergie fragilisés au sommet

En moins d'une semaine, d'importants bouleversements ont touché les directions des trois grands groupes français de l'énergie. La mort brutale de Christophe de Margerie, lundi 20 octobre, est intervenue quelques heures seulement aprèsl'annonce de la démission du président du directoire d'Areva, Luc Oursel, pour raisons de santé. Le tout dans le contexte tendu de la succession d'Henri Proglio à EDF, officiellement débarqué mercredi.

A l'heure du projet de loi sur la transition énergétique, le secteur se retrouve donc privé de ses têtes dirigeantes, et les décisions qui seront prises pour lesremplacer façonneront durablement le paysage français de l'énergie. Le point sur la situation.

Total, Deux noms circulent déjà

« Dans ma mission, il y a également la préparation d'un successeur. » C'est ce qu'avait déclaré Christophe de Margerie, président du groupe pétrolier, dans un entretien à La Tribune en mai dernier. Il n'en aura pas eu le temps, il est mort lundi dans le crash de son avion privé à l'aéroport de Vnoukovo, à Moscou, à l'âge de 63 ans.
Une réunion de crise a aussitôt été organisée, dans la nuit de lundi à mardi, au siège de Total dans le quartier de la Défense à Paris. L'entreprise réunira un conseil d'administration « dans les plus brefs délais », selon une porte-parole du groupe. Au menu des discussions, bien sûr, la succession de Christophe de Margerie.
Traditionnellement, la sélection se fait toujours en interne et deux noms circulent, depuis quelques mois déjà : Philippe Boisseau, directeur général de la branche marketing et services, et Patrick Pouyanné, patron de la branche raffinage-chimie. Christophe de Margerie les avait fait entrer au comité exécutif de Total début 2012. Une décision alors interprétée comme un premier pas dans la préparation de sa succession. Le futur président du groupe devra affronter une situation difficile, entre la baisse de ses résultats financiers et la nouvelle politique de réduction des coûts.

Areva: Le mode de gouvernance remis en question

Quelques heures avant le décès de Christophe de Margerie, Luc Oursel, président du directoire d'Areva, a annoncé qu'il allait quitter ses fonctions pour des raisons de santé. Un départ qui intervient alors que l'intéressé attendait de savoirquel sort lui serait réservé par l'Etat, actionnaire à 87 % d'Areva.

Le patron d'Areva quitte ses fonctions pour « raisons de santé »

Luc Oursel, le président du directoire d'Areva, va quitter son poste pour des raisons de santé. Il « considère qu'il n'est plus en mesure d'assumer les responsabilités de président du directoire d'Areva. Il vient d'en informer le gouvernement », a précisé dans un communiqué Areva.
« Dans des circonstances personnelles très difficiles, malgré mon très fort attachement à Areva, j'ai dû me résoudre à ne pas poursuivre mes fonctions à la tête de l'entreprise et à me mettre en arrêt de travail pour raisons thérapeutiques », a expliqué M. Oursel, cité dans le communiqué.
« Je dois mener maintenant un combat personnel contre la maladie mais toutes mes pensées vont aux équipes d'Areva.J'ai été heureux et fier de les engager, dans un contexte difficile, dans le redressement de l'entreprise, au service du pays, et je suis convaincu qu'elles réussiront. »
La décision sur la succession de M. Oursel sera prise « dans les heures qui viennent », a indiqué le premier ministre, Manuel Valls.
« J'ai reçu M. Oursel ce week-end, qui m'a appris la nouvelle et sa maladie, c'est un homme courageux qui a été un dirigeant très professionnel, très engagé sur la filière nucléaire. Il y aura une continuité, une succession à la tête de cette grande entreprise qu'est Areva ».

Un départ qui intervient alors que la gouvernance va changer

Le départ de M. Oursel intervient alors que l'intéressé attendait de savoir quel sort lui serait réservé par l'Etat, actionnaire à 87 % d'Areva, en direct et à travers le Commissariat à l’énergie atomique (CEA). En décembre doit en effet être enteriné le changement du mode de gouvernance d’Areva. De société à directoire et conseil de surveillance, le constructeur de centrales deviendra une entreprise dotée d’un directeur général et d’un président de conseil d’administration. Cette réforme avait été envisagée dès la nomination de M. Oursel, en juin 2011, pour tourner la page d’une gestion jugée trop personnelle – et parfois incontrôlable – d’Anne Lauvergeon durant ses deux mandats (2001-2011). L’Etat devait trancher et dire s'il prolongeait M. Oursel. Dans ce cas, ce devait êtreau poste de directeur général. Le poste de président du conseil d’administration revenant à Pierre Blayau, président du conseil de surveillance depuis 2013, avec une prérogative supplémentaire par rapport à son mandat actuel : l’approbation des comptes.

Mais rien n’était joué : le nom de Philippe Knoche, directeur général délégué et numéro deux d’Areva, circule depuis plusieurs semaines pour remplacer M. Oursel. Ce polytechnicien, ingénieur des Mines, connaît parfaitement la maison : il était de la première équipe de Mme Lauvergeon, en 2000, lors de la création d’Areva par la fusion de Cogema, Framatome et CEA Industries.

Un départ concomitant au remplacement du PDG d'EDF

Mais le départ de M. Oursel survient aussi alors que le PDG d'EDF, Henri Proglio, a été remercié par l'Etat. Il sera remplacé par Jean-Bernard Lévy, le patron deThales. Or, les patrons d'Areva et d'EDF devront s’entendre. Après la guerre sans merci Lauvergeon-Proglio entre 2009 et 2011, très dommageable pour le fonctionnement de la filière nucléaire française et son image à l’étranger, EDF et Areva avaient pacifié leurs rapports avec l'arrivée de M. Oursel. En témoignaient, selon le patron d'Areva, les 15 milliards de commandes que le géant de l’électricité a passé à son fournisseur historique ces trois dernières années. Dans le secteur du nucléaire civil, les liens entre exploitants de centrales et équipementiers se resserrent de plus en plus. On le voit avec les nouveaux concurrents coréens, chinois et russes d’Areva et d’EDF. Ils doivent coopérer étroitement pour partir à la conquête de marchés de plus en plus difficiles à décrocher.

Un départ qui survient alors que la situation financière est chahutée

Areva doit toujours faire face à un fort endettement (4,7 milliards d'euros). C'est pourquoi, le 7 octobre, le conseil de surveillance a décidé un nouveau train de mesures pour « renforcer la structure financière. »

lemonde.fr

Cinq ans de prison ferme pour Oscar Pistorius

Publié le par La presse du Bénin

Cinq ans de prison ferme pour Oscar Pistorius

L’athlète sud-africain avait été reconnu coupable d’homicide involontaire après le décès de Reeva Steenkamp, sa compagne, en février 2013. Il a été condamné à une peine de cinq ans de prison par la juge. La fin d’un procès-fleuve particulièrement suivi dans le pays et dans le monde.

Après sept mois de procès, la juge a rendu sa sentence ce mardi en fin de matinée : Oscar Pistorius est donc condamné à cinq ans de prison ferme pour avoir tué sa petite amie Reeva Steenkamp. Il y a un mois, il avait été reconnu coupable de violence ayant entraîné la mort. Ce matin, il a également écopé de trois ans avec sursis pour avoir tiré dans un lieu public. Avant cela, pendant une heure, Thokozile Masipa a expliqué sa décision, rappelant les arguments des uns, des autres. Dans la lecture de son verdict, quelques petites phrases ont laissé entendre qu’elle s’apprêtait à condamner Pistorius à de la prison.

Pas d’appel de la famille

A la sortie, la famille de la victime s'est faite discrète. La mère de Reeva, June Steenkamp, a estimé qu’il s’agissait d’une peine juste. Juste après l’audience, la famille d’Oscar Pistorius a fait une conférence de presse pour indiquer que le sportif ne ferait pas appel. L’oncle d’Oscar Pistorius a expliqué que la famille acceptait le verdict et la peine. Arnold Pistorius a indiqué que la famille allait maintenant tenter de se reconstruire après cette dure épreuve et a demandé à ce que la presse respecte leur intimité. Le procureur a indiqué qu’il pourrait faire appel. Initialement, il avait demandé un minimum de dix ans de prison. Il a désormais quatorze jours pour se prononcer. Devant le tribunal, les premières réactions se sont fait entendre avec notamment de la satisfaction que l’athlète aille en prison et en même temps la déception d’une peine jugée trop légère.

Source : Rfi

Audiences du Chef de l'Etat Boni Yayi promet l'accompagnement de l'Etat à la famille de François Mensah

Publié le par La presse du Bénin

Audiences du Chef de l'Etat  Boni Yayi promet l'accompagnement de l'Etat à la famille de François Mensah

Le Président Boni Yayi a reçu à son cabinet ce mardi 21 octobre 2014 une délégation de la famille du regretté Francois Mensah. L'occasion pour le chef de l'Etat d'assurer la femme et la fille du défunt du soutien de l'Etat.

Quelques jours seulement après les obsèques de François Mensah, le Chef de l'Etat a tenu à présenter de vive voix ses condoléances à la famille éplorée. Reçues en audience ce mardi au Palais de la République, la femme du défunt Linda Bossou et sa fille Maéva, accompagnées par quelques membres de la famille et le Directeur Général de Canal 3 Malick Gomina ont pu apprécier à sa juste mesure la compassion et le soutien du Chef de l'Etat qui n'entend pas les laisser seuls face à cette douleur. "Le Président nous a exprimés des mots très réconfortants. Nous le remercions pour cette disponibilité qu'il a manifestée à nos côtés tout au long de cette épreuve. Le président nous a rassurés que la femme et la veuve auront le soutien de l'Etat", s'est réjoui le porte-parole de la délégation et frère du défunt, Noël Mensah. Il n'a pas manqué d'exprimer ses gratitudes à tout le peuple béninois qui, selon lui, s'est massivement mobilisé pour marquer sa solidarité avec la famille tout au long de cette épreuve.

Peu après cette audience, le Chef de l'Etat a échangé avec Monseigneur Paul Vieyra, évêque de Djougou. De retour d'un voyage à l'étranger pour des raisons de santé, Mgr Vieyra est allé rassurer le Chef de l'Etat sur sa santé actuelle. Selon le prélat, cette rencontre, qui se tient à la veille de la conférence épiscopale de Natitingou a été l'occasion de faire le tour d'horizon de l'actualité nationale. "Le Président de la République a exprimé sa communion avec l'église. Il a réitéré son engagement pour la paix dans notre pays. Il a également exprimé sa préoccupation par rapport aux élections communales qui, selon lui doivent nécessairement avoir lieu pour la sauvegarde de notre démocratie", confie-t-il.

Bruno OTEGBEYE (Cell.Com/ PR)

Silence persistant suite à la série de braquages meurtriers : Louis Philippe Houndégnon toujours défié

Publié le par La presse du Bénin

Silence persistant suite à la série de braquages meurtriers : Louis Philippe Houndégnon toujours défié

Une semaine après le sanglant braquage commis à Cotonou (Jéricho), l’opinion nationale ne sait toujours pas grand-chose de cet acte ayant fait courbé l’échine à trois agents de police. Aucun point n’a non plus été fait au sujet de l’élimination d’un autre policier le 12 mai 2014, et la liste est longue. Ce qui pousse certains à soutenir que la Police fait preuve d’inefficacité.

Les stratégies sécuritaires de la police nationale deviennent inefficaces. C’est du moins ce qu’il convient désormais d’affirmer après la série de braquages restés sans suite dans la ville de Cotonou depuis mai 2014. La police a, en effet, montré son impuissance face aux malfrats qui ont malmené et même abattu certains de ses éléments. Tenez ! Mardi 14 octobre 2014, des cambrioleurs ont arraché le souffle à trois vaillants policiers. Ils sont tombés les armes à la main suite aux blessures provoquées par des tirs nourris de vils individus qui étaient allés piller une boutique de vente d’huile et de sacs de riz à Jericho (Cotonou). Au lendemain de cet évènement, le ministre de l’Intérieur avait fait une déclaration pour repréciser les conditions du braquage sanglant et avait promis que la Police nationale rattraperait les malfaiteurs. Mais depuis, plus de signe de la police. Le Directeur général de la Police nationale (Dgpn), Louis-Philippe Houdégnon encore moins le Commissaire central de Cotonou n’ont daigné faire un point de presse à propos de ce sujet qui a jeté l’émoi au sein de l’opinion publique. C’est dire que jusque-là, l’enquête de la police, s’il y en a vraiment de sérieux, n’a pas encore abouti. Certains optimistes affirment qu’il faudrait encore attendre des semaines pour obtenir les résultats de la " vaillante police nationale ". Seulement le silence lourd que sert la police à propos des vols à main armée commis il y a quelques mois démolit le moral des familles éplorées et des citoyens. Ce silence a révélé l’incapacité des hommes de Louis-Philippe Houndégnon à combattre la pègre qui rend la vie dure aux paisibles populations. Il faut rappeler que la Police n’a pas élucidé les conditions dans lesquelles les cambrioleurs de l’agence Clcam de Mènontin (Cotonou) ont abattu le Gardien de paix Serge Dènon le 12 mai 2014. Elle tarde également à faire la lumière sur le décès cruel d’un autre gardien de paix le 07 juin 2014 sous le passage supérieur du boulevard Mgr Steinmetz. Il avait été aussi fusillé par des voleurs. Et malgré les moyens de renseignements dont elle dispose, la police continue de chercher les auteurs de ces crimes odieux telle une aiguille dans une botte de foin. La police est donc impuissante. Le plan sécuritaire de Louis-Philippe Houndégnon et toute sa clique est un échec. Depuis près de trois mois, ils se sont montrés très minables et font accroître les inquiétudes des populations.

Une dangereuse connexion?

Jamais la police béninoise n’a connu autant de perte en si peu de temps. C’est un triste record que le Dgpn surnommé « le Jack Bauer national» vient de battre. Et à propos, certains stratèges militaires s’interrogent à raison sur la qualité du système de sécurité aujourd’hui. D’autres n’hésitent même pas à établir une connexion entre la pègre et les forces de l’ordre. Le dimanche dernier sur Océan Fm, le Général à la retraite François Kouyami s’est dit convaincu de ce que les braqueurs du mardi 14 octobre 2014 soient des «professionnels» ou encore des militaires. C’est une analyse qui ne manque pas de pertinence car la violence ayant caractérisé les derniers vols à main armée est inouïe. Mieux, des stratèges affirment que les cambrioleurs ont fait preuve d’une dextérité incomparable à celle d’un civil. Par ailleurs, certaine opinion soutient sans apporter la preuve que des forces de l’ordre pourraient bien manipuler la pègre. Des flics pourris, des patrons, auraient des liaisons dangereuses avec les milieux criminels et les utiliseraient à des fins inavouables. En tout cas, les derniers braquages couvrent bien des secrets.

Mike MAHOUNA

Emploi : le Fnpeej signe des conventions de partenariat avec les Sfd du septentrion

Publié le par La presse du Bénin

Emploi : le Fnpeej signe des conventions de partenariat avec les Sfd du septentrion

Le processus de relance des activités de financement du Fonds National de Promotion de l’Entreprise et de l’Emploi des Jeunes (Fnpeej) est véritablement dans sa phase active. La Direction Générale du Fnpeej a signé hier, lundi 20 octobre 2014, des conventions de partenariat avec trois Systèmes Financiers Décentralisés (Sfd) devant couvrir les opérations de crédits aux jeunes promoteurs pour le compte des quatre départements du septentrion : Atacora, Donga, Borgou et Alibori. La cérémonie a été présidée par le ministre de la microfinance, Marie-Laurence Sranon Sossou. C’était en présence du Directeur Général du Fnpeej, Christophe Vignigbé, des trois responsables des Sfd, du Préfet du Borgou-Alibori, du maire de Parakou et d’autres acteurs impliqués.
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Sia’Nson microfinance, Pebco-Bethesda et Aphedd-Finance. Voilà les trois Systèmes Financiers Décentralisés (Sfd) qui ont signé ce lundi des conventions de partenariat avec le Fonds National de Promotion de l’Entreprise et de l’Emploi des Jeunes (Fnpeej) dans le cadre de la relance de ses opérations de crédits en faveur des jeunes et des Mpme, et ce, sur la base du nouveau dispositif d’intervention en vigueur. Cette cérémonie s’inscrit dans le prolongement de celle organisée le 1er juillet dernier au profit des cinq Sfd (Asmab, Cmmb, Fececam, Ong solidarité et paix et Renaca) qui couvrent déjà 08 départements : Atlantique-Littoral, Ouémé-Plateau, Mono-Couffo et Zou-Collines. Placée sous la présidence du Ministre chargé de la microfinance, de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes, elle marque le point de départ du redémarrage des opérations de crédits dans les départements du Borgou-Alibori et de l’Atacora-Donga.
Lors de la cérémonie de signature desdites conventions, hier, le maire de Parakou a salué l’avènement du Fnpeej nouvelle formule qui permettra de faciliter l’accès des jeunes et des micro, petites et moyennes entreprises aux moyens et outils de production par le biais du crédit. Soulez Allagbé a vivement souhaité que le Fnpeej puisse accompagner les jeunes de Parakou vers l’emploi en finançant leurs projets. Il n’a pas manqué d’exhorter les futurs bénéficiaires des crédits à en faire un bon usage pour ne pas tomber dans les impayés afin de ne pas arrêter cette chaîne de solidarité nationale instituée par le Chef de l’Etat pour redonner espoir à la nouvelle génération. «La Mairie de Parakou ne ménagera aucun effort pour accompagner les Sfd sur le terrain», a-t-il promis.

Accompagner les jeunes vers l’emploi par la stratégie du faire faire

Prenant la parole à la suite du maire de Parakou, le Directeur Général du Fnpeej a fait observer que les trois Sfd ont été rigoureusement choisis sur la base d’un dossier d’appel d’offres très ouvert. «Nous venons de très loin. La bataille est âpre. Mais Dieu est au contrôle, tout se passera très bien sur le terrain», a-t-il fait remarquer. «L’un des piliers de notre nouveau dispositif d’intervention est l’adoption de la stratégie du «faire faire» qui permet désormais au Fnpeej de nouer des partenariats avec différents types d’acteurs pouvant prendre en charge de façon professionnelle les principaux maillons de la chaîne de sélection des projets, de mise en place des crédits, du suivi et du coaching des promoteurs ainsi que du recouvrement des crédits. A cet effet, il est prévu de nouer des relations avec l’Anpe, la porte d’entrée des jeunes, l’Anpme, porte d’entrée des Mpme, le Ppea, les Bpc, les Sfd et les partenaires stratégiques qui interviennent pour le suivi et l’accompagnement des promoteurs sur le volet technique des activités financées», a expliqué Christophe Vignigbé. Il a ajouté qu’il est prévu que ce dispositif soit opérationnalisé à travers une phase pilote 2014-2016 pendant laquelle trois secteurs prioritaires sont retenus pour être financés : l’agrobusiness, l’artisanat et le tourisme. «Le Fnpeej ne donnera plus de crédit directement. Ce qui est sûr, tous les jeunes qui présenteront de bons projets auront les financements nécessaires pour démarrer leurs activités. Nous exhortons les jeunes des quatre départements du septentrion à privilégier beaucoup plus la voie coopérative. Les crédits à allouer vont de 5 à 20 millions de F Cfa. 5 millions pour les jeunes qui viennent de démarrer et 20 millions pour les Pme déjà en place», a-t-il indiqué, avant d’inviter les jeunes à être davantage vertueux.

Marie-Laurence Sranon Sossou salue les mérites de Christophe Vignigbé et met les Sfd devant leurs responsabilités


Dans son discours, le ministre Marie-Laurence Sranon Sossou a tenu à saluer le dynamisme du Directeur Général du Fnpeej. Elle a reconnu et salué la qualité de son leadership qui a permis de remettre le Fnpeej sur les rails. Elle l’a encouragé à maintenir le cap pour des résultats encore plus probants. Pour elle, la question de l’emploi des jeunes est au cœur de l’action publique au Bénin. «C’est une préoccupation majeure pour le Chef de l’Etat», a-t-elle signalé, avant d’exhorter les Sfd à respecter les engagements pris. «Faites preuve de professionnalisme sur le terrain. C’est une question sensible pour notre pays. De toute façon, le suivi sera régulier», a annoncé Marie-Laurence Sranon Sossou.
La signature des conventions entre le Dg/Fnpeej et chacun des Sfd, le contreseing des conventions par le ministre et la remise et l’échange des parapheurs ont mis un terme à la cérémonie agrémentée par des prestations artistiques.
Il faut préciser que les dispositions pratiques sont en train d’être prises pour renforcer les capacités des premiers Sfd recrutés par la remise d’équipements roulants et informatiques. Il est envisagé dans les jours à venir le lancement du déblocage des premiers crédits.

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