En direct: qui dirige désormais le Burkina Faso?

Publié le par La presse du Bénin

En direct: qui dirige désormais le Burkina Faso?

Ce vendredi 31 octobre 2014 restera une journée historique au Burkina Faso, avec la chute du président Compaoré. La veille, la rue avait mis un terme à son ambition de modification de la Constitution (il souhaitait pouvoir se maintenir au pouvoir). Après sa démission, le chef d’état-major a déclaré qu'il prenait la tête de l’Etat. Mais le commandant adjoint du Régiment de sécurité présidentielle a annoncé la suspension de la Constitution. Suivez en direct l'évolution de la situation.

Les heures sont données en temps universel

17h40 : Notre envoyée spéciale à Ouagadougou Maureen Grisot explique que l'opposition n'a pas été consultée par le lieutenant-colonel Zida avant sa déclaration. Même si le « balai citoyen » était présent à ses côtés lors de ses dernières prises de parole, l'opposition a été très surprise.

17h33 : Où est Blaise Compaoré ? Certaines rumeurs relayées par la presse nationale burkinabè, il aurait quitté le palais présidentiel dans la matinée, après le ralliement de l'armée à la société civile, dans une voiture blindée en direction de Pô, frontalière avec le Ghana. Est-il encore sur le territoire national ? A-t-il quitté le pays ? Ce qui est sûr, c'est que sa femme Chantal et son frère François sont en sureté.

17h25 : D'abord devant la presse, puis devant la foule sur la place de la Nation, rebaptisée « place de la révolution », le lieutenant-colonel Isaac Zida s'exprimait un peu plus tôt aux côtés du porte-parole du « balai citoyen », Me Guy Hervé Kam et d'autres représentants de la société civile. Outre la suspension de la Constitution de 1991, le commandant adjoint du Régiment de sécurité présidentielle, qui avait annoncé le ralliement de l'armée au mouvement citoyen dans la matinée avant la démission de M. Compaoré, affirme qu'un organe de transition sera mis en place en accord avec toutes les forces vives de la nation en vue d’organiser une transition encadrée en vue d’un retour à une vie constitutionnelle normale. « La composition de cet organe consensuel de transition, ainsi que sa durée que nous souhaitons la plus brève possible, seront déterminées par l’organe de transition dans les plus brefs délais possible. »

16h25 : Confusion au sein de l'armée à Ouagadougou. Le lieutenant-colonel Zida, qui a pris la parole place de la Nation, ne s'exprime pas au nom du chef d'état-major, proclamé chef de l'Etat un peu plus tôt dans la journée. Une partie de l'armée semble ne pas reconnaître l'autorité du général Traoré. Le lieutenant-colonel Zida, qui vient d'annoncer la suspension de la Constitution, est le commandant adjoint du Régiment de sécurité présidentielle.

16h15 : Le lieutenant-colonel Zida, porte-parole de l'armée burkinabè, prend la parole à Ouagadougou. Son discours est retransmis sur la radio Omega FM. La foule l'acclame. Il annonce la « fin du pouvoir de Blaise Compaoré » et ajoute que l'ex-président a quitté le palais présidentiel de Kossyam. La Constitution est suspendue, précise-t-il surtout. « Personne ne va voler cette victoire », « toutes les décisions importantes seront prises ici " place de la révolution " », et « pas dans les bureaux ». « Vous aurez l'occasion de dire si vous n'êtes pas d'accord », lance le porte-parole à la foule.

16h00 : Florent Geel est responsable du bureau Afrique de Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH). Il était l'invité de RFI à la mi-journée. Sur nos antennes, il est revenu sur les derniers évènements survenus au Burkina Faso. Il insiste sur l'impératif de voir la solution d'un pouvoir civil émerger, « éventuellement garanti par l’armée », mais prévient : « Les transitions militaires ou les coups d’Etat militaires ne sont pas des solutions ». Lire l'entretien.

15h55 : D'après notre envoyée spéciale à Ouagadougou, Maureen Grisot, les militaires s'apprêtent à suspendre la Constitution. Ils pourraient l'annoncer place de la Nation, dans la capitale.

15h20 : Une source proche de la diplomatie française a confié à l’AFP que l’ex-président burkinabè avait quitté la capitale vers le sud du pays.

15h00 : Sur l’antenne de RFI, Pierre Pinto fait le point sur les évènements de ces dernières heures au Burkina Faso : « 13h30 heure de Ouagadougou, alors que des centaines de milliers de personnes sont dans les rues de la capitale à appeler au départ de Blaise Compaoré, un présentateur lit un communiqué sur une chaîne de télévision burkinabè. Ce communiqué est signé Blaise Compaoré : « Je déclare la vacance du pouvoir en vue de permettre la mise en place d'une transition qui devra aboutir à des élections libres et transparentes dans un délai maximal de 90 jours ». Qui dirige de fait le pays ? Il y a quelques minutes, le chef d'état-major, le général Traoré publie à son tour un communiqué dans lequel il annonce qu'il « assumera » désormais « les responsabilités de chef de l'Etat », sans toutefois être plus précis sur les contours de la transition qui s'ouvre maintenant. Dernière question : Où se trouve Blaise Compaoré à l'heure actuelle ? Selon plusieurs sources, un convoi aurait quitté Ouagadougou à la mi-journée en direction du Sud. Il aurait pris la route de Pô, une ville située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Ghana qui abrite une garnison de la garde présidentielle ainsi qu'une académie militaire ».

14h35 : Voici le texte de la déclaration officielle d’Honoré Traoré où il annonce sa prise de pouvoir : « Conformément aux dispositions constitutionnelles, constatant la vacance du pouvoir ainsi créée, considérant l'urgence de sauvegarder la vie de la nation, j'assumerai à compter de ce jour mes responsabilités de chef de l'Etat ».

14h20 : Dans un communiqué de l’Elysée, « La France salue la démission du président de la République du Burkina Faso qui permet de trouver une issue à la crise ».

14h00 : Au Burkina Faso, l’armée déclare avoir pris acte de la démission de Compaoré et constatant la vacance du pouvoir déclare que « le chef d’état-major Honoré Traoré prend la tête du pays ».

13h45 : Frédéric Garat, envoyé de RFI au Burkina et qui se trouve devant l’Assemblée nationale, revient sur cette rumeur du départ de Compaoré. Selon des témoins, un convoi de blindés serait parti du palais présidentiel il y a environ deux heures pour prendre la route de Pô, dans le sud du pays. Une information impossible à confirmer pour le moment. Sur place devant l’Assemblée nationale, ou plutôt ce qu’il en reste, Frédéric Garat décrit une situation relativement calme avec tout de même des scènes de pillage.

13h43 : Ablassé Ouedraogo, ex-ministre devenu opposant, déclare sur l’antenne de RFI « qu’il faut aller étape par étape pour mettre en place la transition » et qu’il imagine des élections à l’horizon de la fin d’année 2015.

13h40 : Yaya Boudani, le correspondant de RFI, qui se trouve actuellement devant le siège de l’état-major, nous explique que c’est désormais l’attente qui se dessine pour la foule présente sur place.

13h30 : Le Burkina Faso entre désormais dans une phase de transition. Pour le professeur Abdoulaye Soma, président de la société burkinabè de droit constitutionnel, « cette transition politique doit être encadrée par la Constitution et je souhaiterais une transition civile. Je pense qu’il faut trouver une personnalité assez neutre dans la société civile ».

13h25: Dans un communiqué officiel, Blaise Comparoré confirme qu'il quitte le pouvoir et souhaite des élections libres et transparentes sous 90 jours.

13h16 : L’armée burkinabè annonce la démission du président Compaoré.

13h15 : Toujours sur RFI, le professeur Luc Ibriga, de la société civile, évoque une rumeur qui court à Ouagadougou. Blaise Compaoré serait en fuite vers la ville de Pô dans le sud du pays vers la frontière avec le Ghana.

13h12 : Sams'K le Jah, leader de la société civile et membre du balai citoyen, se déclare sur RFI content de cette « victoire », même s’il ne pourra la fêter que quand un autre président sera élu. « On se méfie des politiciens donc nous restons prudents ».

13h03 : « Il revient au peuple burkinabé de décider de son avenir », affirme l’Union européenne.

12h50 : Le président français, François Hollande se dit certain que Blaise Compaoré « prendra la bonne décision » pour parvenir à l'apaisement.

12h45 : Le correspondant de RFI sur place, Yaya Boudani nous confirme la déclaration du lieutenant-colonel Zida stipulant que Blaise Compaoré n'était plus au pouvoir au Burkina Faso. Il nous informe aussi que les tractations sont en cours pour savoir qui va diriger cette transition. Les manifestants ne veulent pas d’un militaire ni d’un proche de Blaise Compaoré et la candidature de l’actuel chef d’état-major a déjà été rejetée.

12h39 : Selon l’AFP, un représentant de l’armée a déclaré à la foule que « Compaoré n’est plus au pouvoir ».

12h35 : Selon l’envoyé spécial à Ouagadougou de RFI, Frédéric Garat une sonorisation est en train d’être installée place de la Nation. Signe d’une annonce importante imminente. Il y a quelques minutes le porte-parole de l’armée a déclaré aux journalistes que discours prononcé hier, jeudi, par le président Compaoré avait été rejeté par l’ensemble de la population et que de ce fait, il devait en tirer « toutes les conséquences ».

12h05 : Le député de l’opposition Sosso Adama qui se trouve actuellement parmi les manifestants place de la Nation confie à RFI sa déception après l’annonce de l’armée : « Cela ne nous convient pas du tout. La transition ne peut pas se faire sans les partis d’opposition. Nous avons lancé un appel à toute la nation du Burkina pour se rendre à la capitale et aux militaires, aux policiers, aux gendarmes à sortir pour s’associer au peuple, car le combat final est proche ».

11h45 : La foule est de plus en plus nombreuse place de la Nation à Ouagadougou.

11h05 : Place de la Nation à Ouagadougou, le correspondant de RFI Yaya Boudani témoigne de la foule sur place. La mobilisation ne faiblit pas, selon lui, avec une foule déterminée à atteindre ses objectifs et engagée à marcher vers le palais présidentiel.

11h00 : En direct sur l’antenne de RFI, l’envoyé spécial à Ouagadougou, Frédéric Garat nous relate quasiment en direct la déclaration que l’armée vient de faire devant siège de l’état-major : « Le général Traoré, l’actuel chef d’état-major, s’engage à accompagner le processus de transition démocratique » espéré par les partis d’opposition et par la société civile. L’armée s’associe donc aux manifestants pour garantir cette transition qui devrait conduire à de nouvelles élections très prochainement. Une annonce accueillie par une exclamation devant le siège de l’état-major. « C’est un moment important qui se joue maintenant, explique Frédéric Garat. L’interrogation maintenant c’est de savoir ce qu’il va advenir du président Blaise Compaorè ? »

10h55 : Roch Marc Kaboré, ancien soutien de Blaise Compaoré passé dans l’opposition, est présent sur la place de la Nation. Interrogé par une radio burkinabè il déclare que « le Burkina n’est plus géré » et la transition doit être décidé entre les politiques et la société civile « après la démission du président Compaoré ».

10h40 : Les manifestants se regroupent place de la Nation à Ouagadougou. Ils ont été rejoints par les leaders de la société civile. Une déclaration prochaine de l’état-major des armées est attendue.

10h30 : L’opposition burkinabè demande le départ « sans condition » du président Compaoré.

10h15 : Selon la radio burkinabè, Omega FM, des rassemblements ont lieu dans plusieurs villes du pays, dont la capitale Ouagadougou et Bobo Dioulasso.

09h55 : Une foule compacte est massée actuellement devant l’état-major général de l'armée à Ouagadougou.

09h50 : Dans une déclaration lue en direct à la radio, l’opposition burkinabè appelle le peuple à maintenir la pression en continuant à occuper l’espace public.

09h44 : La France prône l’apaisement au Burkina Faso. Lors d’un déplacement dans l’ouest de la France, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius a déclaré que la France n’avait pas « à faire ou à défaire un gouvernement. Ce que nous souhaitons, c'est que nos ressortissants soient protégés et que l'on aille vers l'apaisement ».

09h05 : Frédéric Garat, l’envoyé spécial de RFI au Burkina Faso, se trouve actuellement devant les locaux du CFOP, la coalition de l’opposition. Après les propos du président Compaoré jeudi soir à la télévision, les leaders de l’opposition doivent tenir d’ici une heure une conférence de presse.

09h00 : En direct sur RFI, Frédéric Garat, l’envoyé spécial à Ouagadougou témoigne d’un retour relatif à la normale dans la capitale burkinabè : « Dans les rues, les gens et les véhiculent circulent de nouveau. Les rues ont été en partie nettoyées après les violences d’hier. Et signe de ce calme ambiant, l’avion d’Air France s’apprête à décoller de l’aéroport qui avait fermé dans la journée de jeudi ».

08h55 : Autre témoignage d’auditeur dans l’émission Appel sur l’actualité. Moussa, qui se trouve à Ouagadougou, parle d’une « révolution inachevée ». « On s’est couché avec une déclaration du président qui pour nous n’était plus le président après la journée de jeudi et ce matin, nous n’avons aucune déclaration de l’armée ».

08h45 : Salif un auditeur de Juan Gomez sur l’antenne de RFI déclare être en train de rejoindre les manifestants à Bobo Dioulasso. Pour lui, « la jeunesse est en mouvement. Blaise doit partir, il n’y a plus de négociations ».

08h32 : Les manifestants restent sur le qui-vive et à Ouagadougou la plupart s'apprêtent à manifester de nouveau ce vendredi, comme l'affirme Gabriel Kombo. Il est journaliste indépendant, militant de l'opposition et selon lui, tous souhaitent le départ de Blaise Compaoré : « Ce matin, le mot d’ordre a été lancé pour que les manifestants se rendent place de la révolution à Ouagadougou pour maintenir la pression. Il faut récupérer notre révolution qui est en train de nous être volée. La journée risque d’être encore mouvementée. Et un peu partout sur le territoire national, les jeunes appellent à revenir sur les places publiques pour continuer les manifestations ».

08h25 : La situation au Burkina Faso continue d’alimenter les réseaux sociaux et notamment Twitter où le Hastag #lwili est utilisé par les manifestants. Lwili qui signifie oiseau en Mooré, une langue burkinabè, et qui se réfère à l’oiseau représenté sur le pagne traditionnel Lwili Pendeè du peuple Mossi (l’ethnie majoritaire dans le pays).

08h15 : Sur RFI, un auditeur de l’émission Appel sur l’actualité de Juan Gomez, Hilaire explique se trouver place de la Nation à Ouagadougou et fait part de l’arrivée récente du général Kouamé Lougué parmi les manifestants déjà présents.

7h55 : Sur RFI, Jonas Appolinaire Kaboré, journaliste correspondant du journal l’Observateur Paalga à Bobo Dioulasso revient sur la journée d’hier et sur la colère des habitants qui s’est rapidement tournée vers les membres du parti au pouvoir, le CDP : « Ils font profil bas et ont presque disparu de la circulation. Surtout qu’à Bobo, les gens n’étaient pas en bon terme avec les proches du pouvoir. Il y avait une vraie crise de confiance. C’est pour cela que la plupart des maires d’arrondissement ont vu leur maison incendiée ». Ce matin, dans la deuxième ville du pays, le calme est revenu comme nous le confirme Jonas Appolinaire Kaboré : « L’ambiance est calme ce vendredi matin à Bobo Dioulasso. D’ici quelques heures, les gens vont se retrouver pour de nouvelles manifestations. Mais pour l’instant, la ville n’est pas encore quadrillée par les forces de sécurité comme hier ».

7h50: Pour Cherif Moumina Sy, éditorialiste et directeur de publication, « c'est à Blaise Compaoré d'offrir une porte de sortie à son peuple et non l'inverse ! ».

7h30: Notre correspondant Yaya Boudani, en direct de Ouagadougou, affirme que tous les manifestants rencontrés dans la soirée d’hier sont déboussolés par les dernières déclarations, toutes deux confuses. La déclaration du chef d’état-major n’est pas fiable et celle du président Compaoré n’est pas claire.

7h20: « La Françafrique, c'est terminé. On ne doit pas dire à untel ou untel de partir », déclare François Loncle sur notre antenne. Le député de l'Eure, président du groupe d’amitié France-Burkina Faso à l’Assemblée nationale et membre de la commission des Affaires étrangères appelle à une médiation africaine, par le biais de l'UA ou de la Cédéao.

La mise en garde de François Hollande

La France, dont des membres des forces spéciales sont stationnés sur le sol du Burkina, et les Etats-Unis, ont critiqué le projet de réforme constitutionnelle tout en invitant toutes les parties à la retenue. Des représentants de l'ambassade de France ont rencontré jeudi des représentants de l'opposition. Dans une lettre adressée début octobre à Blaise Compaoré, le président français François Hollande avait déjà proposé à son homologue le soutien de la France pour lui trouver un poste au sein d'une institution internationale.

Dans ce courrier datant de plus de 15 jours, François Hollande mettait en garde son homologue burkinabè contre « les risques d'un changement non consensuel de Constitution ». Il ajoutait que Blaise Compaoré pourrait même « compter sur la France pour (le) soutenir, (s'il) souhait(ait) mettre (son) expérience et (ses) talents à la disposition de la communauté internationale ».

En clair, il proposait son aide pour trouver une porte de sortie digne pour le président, avant qu'il ne s'entête à forcer son maintien au pouvoir à Ouagadougou.

Ouverte par un amical « Cher Blaise » ajouté à la main, ce courrier de François Hollande se conclut par « bien à toi », mais se veut clair et déterminé sur la voix d'une issue « en faveur de la paix », remerciant dans un premier temps Blaise Compaoré, médiateur dans plusieurs crises en Afrique de l'ouest, de son engagement en faveur de la stabilité du Mali.

Blaise Compaoré s'estimait apparemment « trop jeune pour ce genre » de poste : il avait en tout cas précisé cet été dans un entretien à l'hebdomadaire Jeune Afrique : « Je n'ai pas envie d'assister à l'effondrement de mon pays pendant que je me repose ou parcours le monde. »

6h45: « Nous nous réveillons aujourd'hui avec une situation de confusion totale », affirme sur RFI Ablassé Ouédraogo, député d'opposition.

6h35: « Blaise Compaoré n’a plus aucun légitimité » pour diriger le pays, déclare de son côté Luc Ibriga, président du Forum des citoyens et citoyennes pour l’alternance et porte-parole du Front de résistance citoyenne qui regroupe 26 organisations de la société civile.

6h00: Le jour se lève sur la capitale burkinabè. Les principales villes du pays s'attendent à une nouvelle journée agitée ce vendredi 31 octobre, témoigne l'un des correspondants de RFI dans le pays.

La nuit a été calme, hormis quelques détonations et tirs entendus dans certains quartiers. Les manifestants sont rentrés chez eux, après cette journée très mouvementée. Il faut s’attendre à de nouveaux rassemblements ce vendredi, après la déclaration du chef d’état-major général des armées et celle du président Blaise Compaoré, les leaders des jeunes manifestants ne sont pas satisfaits des propositions.

Pour eux, si un militaire doit gérer la transition, il ne doit pas être infidèle au président Blaise Compaoré. Ils sont également contre l’idée d’un couvre-feu, car ils estiment que le combat qu’ils mènent a pour objectif d’avoir plus de liberté. Pendant une partie de la nuit, certains jeunes ont circulé, malgré le contrôle effectué par la police, la gendarmerie et les éléments de la sécurité présidentielle.

En tout cas, les opposants ont déjà demandé à leurs militants de maintenir la pression, car ce qu’ils souhaitent c’est le départ pur et simple du président Blaise Compaoré, contrairement au contenu du discours de celui-ci, qui entend entamer le dialogue pour mettre en place une période de transition à l’issue de laquelle il remettra le pouvoir au président démocratiquement élu.

Le soleil est en train de se lever sur Ouagadougou, et les populations se lèvent aussi. Il faut donc s’attendre à une journée de vendredi aussi mouvementée.

■ Extraits de la déclaration de Blaise Compaoré à la télévision : « J’ai entendu le message, je l’ai compris et pris la juste mesure des fortes aspirations de changement. Je reste disponible à ouvrir avec vous des pourparlers pour une période de transition à l’issue de laquelle je transmettrai le pouvoir au président démocratiquement élu. En vue du rétablissement de ce dialogue, j’ai décidé de retirer le projet de loi contesté et de procéder à son annulation. (…) Pour permettre à chacune des parties, l’opposition politique, la société civile et la majorité de renouer le fil du dialogue dans la sérénité, je décide ce qui suit : le gouvernement est dissous ; à compter de ce jour, 30 octobre, je déclare annulé l’état de siège sur toute l’étendue du territoire national. » Le texte complet est disponible ici.

L'opposition burkinabè déterminée mais méfiante

Le départ de Blaise Compaoré est un préalable. Et c'est non négociable. Voilà le leitmotiv de l'opposition. Le discours du chef de l'Etat burkinabè et sa proposition d'une période de transition au terme de laquelle il remettrait le pouvoir n'ont pas convaincu. Proposition « ridicule », disent certains quand d'autres y voient une ruse pour tenter, encore et toujours, de se maintenir au pouvoir.

Hier soir d'ailleurs, les manifestants n'avaient pas quitté les rues de la capitale bravant le couvre-feu nocturne décrété quelques heures plus tôt par l'armée. « Il n'est plus question que l'on recule. Si le président refuse de partir nous donnerons d'autres mots d'ordre qui l'y obligeront », avait prévenu dans l'après-midi le député d'opposition Adama Sosso.

Détermination donc et méfiance aussi. Vis-à-vis de l'armée. Car que penser de la déclaration du chef d'état-major, le général Traoré, qui annonçait lui aussi quelques heures plus tôt une transition ; mais sans préciser par qui elle serait dirigée. S'agit-il d'un coup d'Etat militaire comme l'affirme, Bénéwendé Sankara, l'un des leaders de l'opposition ? Beaucoup en tout cas se sentent frustrés, tout en refusant de baisser les bras, convaincus que ce qu'ils qualifient de « cacophonie » est avant tout la preuve de la faiblesse du pouvoir

RFI

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT

Publié le par La presse du Bénin

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT

les élections dont particulièrement, à cette étape ci, les municipales, communales et locales.

Dans cette perspective, dans les tous prochains jours, et au plus tôt, le Président de la République, conformément au Conseil des Ministres du 27 octobre 2014, invitera la classe politique et la société civile, pour des échanges, sur la base des propositions issues de la rencontre du 29 octobre 2014 avec les Présidents des Institutions de la République, les bureaux de la CENA, de COS LEPI et de l’Assemblée Nationale.

Le Gouvernement salue l’esprit de veille citoyenne, le calme et le souci du respect des principes, règles et lois de la République qui ont prévalu au cours de la marche de ce jour.

Le Gouvernement invite donc toutes les forces vives de la nation à toujours observer ce calme, éviter les injures et attaques personnelles pour que nous créions ensemble les conditions et les synergies nécessaires à l’union sacrée, indispensable à l’organisation de toutes les élections à bonne date, dans la sérénité et la concorde nationale.

Fait à Cotonou, le 29 octobre 2014

Le Secrétaire Général du Gouvernement,

Alassani TIGRI

Insurrection au Burkina-Faso : Lettre de François Hollande mettant en garde Compaoré

Publié le par La presse du Bénin

Insurrection au Burkina-Faso : Lettre de François Hollande mettant en garde Compaoré

Dans une lettre datée du 7 octobre, le chef de l’État français, François Hollande, mettait en garde Blaise Compaoré. Il lui expliquait comment le Burkina pourrait "être un exemple" s’il évitait "les risques d’un changement non-consensuel de Constitution". Jeune Afrique en a obtenu copie en exclusivité.
Transcription de la lettre envoyée le 7 octobre par François Hollande à Blaise Compaoré
"Monsieur le Président, cher Bla
ise,
Votre courrier du 22 septembre dernier confirme l’engagement du Burkina Faso en faveur du rétablissement de la stabilité au Mali et votre soutien au dialogue mené à Alger. Je tiens à vous en remercier, car je sais à quel point vous avez toujours œuvré en faveur du règlement de la crise malienne.
Les négociations inter-maliennes qui se déroulent à Alger devraient aboutir, nous l’espérons, à un accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés. Il importe avant tout que cet accord, respectueux de l’unité et de l’intégrité territoriale du pays et de sa laïcité, puisse permettre au Mali d’en sortir plus fort, de jouir d’une cohésion nationale renforcée et de voir toutes les régions du pays d’avoir un accès égal au développement et à la sécurité.
Il importe également que cet accord soit solide et durable. La région et la communauté internationale auront là un rôle à jouer, pour appuyer, suivre et contrôler l’application de l’accord à venir. Un dispositif de suivi, où la Cedeao aurait toute sa place, sera utile. Le processus de démobilisation et de réintégration des combattants, dans les conditions qui seront décidées lors des négociations, devra être suivi tout particulièrement.
Dans l’attente d’une issue heureuse des négociations d’Alger, la contribution des voisins du Mali à la Minusma est indispensable, notamment en ce qui concerne la sécurisation des zones où l’armée malienne n’est plus présente depuis les événements de Kidal. L’engagement du contingent burkinabè et sa connaissance du terrain est précieux.
Il est important pour le Mali et pour l’ensemble de la région de consolider ses institutions et d’aller encore plus loin en matière de gouvernance et de démocratie. À cet égard, le Burkina Faso pourrait être un exemple pour la région si, dans les mois qui viennent, il avançait lui aussi dans cette direction en évitant les risques d’un changement non consensuel de Constitution. Vous pourriez alors compter sur la France pour vous soutenir, si vous souhaitez mettre votre expérience et vos talents à la disposition de la communauté internationale.
En vous remerciant de nouveau pour votre engagement en faveur de la paix et de la sécurité au Mali, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma très haute considération.
Bien à toi,
François Holland
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Source : RFI

Blaise Compaoré entend quitter le pouvoir après une période de transition

Publié le par La presse du Bénin

Blaise Compaoré entend quitter le pouvoir après une période de transition

Le Président du Faso, Blaise Compaoré, s'est adressé à la nation aux environs de 21h30 sur la chaîne de télévision burkinabè Canal 3. Il déclare retirer le projet de loi sur la révision de la constitution, il lève l'état de siège et annonce à la classe politique et à la société civile être disponible pour une période de transition à l'issue de laquelle il quittera le pouvoir. Voici l'intégralité du discours.

"Peuple du Burkina Faso, chers compatriotes,
Il y a des instants dans la vie des peuples et des nations où le silence est plus expressif que la prise de parole.
Ces moments de grande douleur que nous vivons en font partie.
Les manifestations violentes qui ont endeuillé et plongé notre peuple dans la stupeur n’honorent pas le pays des Hommes intègres, mais j’ai entendu le message, je l’ai compris et pris la juste mesure des fortes aspirations de changement.
Aussi, voudrais-je présenter mes condoléances les plus attristées aux familles éplorées et souhaiter un prompt rétablissement aux nombreux blessés.
En ce tournant décisif de la marche de notre peuple, j’appelle toutes les parties à mettre en avant l’intérêt supérieur de la nation. En ce tournant décisif de la marche de notre pays, j’appelle toutes les parties en mettre en avant l’intérêt supérieur de la nation.
J’appelle les forces de l’ordre et l’ensemble des manifestants au respect de l’intégrité physique de tous les citoyens ainsi qu’au respect des biens publics et privés.
Je demeure convaincu que le dialogue constructif pourra permettre à notre peuple de retrouver sa quiétude d’antan et regarder l’avenir avec assurance.
En ce qui me concerne, je reste disponible à ouvrir avec vous des pourparlers pour une période de transition à l’issue de laquelle je transmettrai le pouvoir au président démocratiquement élu.
En vue du rétablissement de ce dialogue, j’ai décidé de retirer le projet de loi contesté et de procéder à son annulation. Pour permettre à chacune des parties, l’opposition politique, la société civile et la majorité de renouer le fil du dialogue dans la sérénité, je décide ce qui suit :
- Le gouvernement est dissout
- A compter de ce jeudi 30 octobre, je déclare annulé, l’état de siège sur toute l’étendue du territoire national.
J’exprime ma reconnaissance à tous ceux qui ont cru en moi et qui ont sacrifié de leur bien et quiétude.
Ma reconnaissance va aussi à l’opposition pour l’attitude républicaine de ses dirigeants. Ensemble, nous devons tous œuvré à éviter un approfondissement de la fracture sociale et un délitement de notre tissu économique.
Chacun doit jouer sa partition afin que nous parvenions à un retour définitif à la paix sociale. Je salue les forces de l’ordre pour leur professionnalisme et leur sacrifice qui nous ont évités une catastrophe qui aurait été irrémédiable.

Que Dieu bénisse le Burkina Faso !
Je vous remercie."
Blaise Compaoré
Président du Faso

AU SUJET DE LA NON-ORGANISATION DES ÉLECTIONS Yayi confond et déstabilise ses détracteurs

Publié le par La presse du Bénin

AU SUJET DE LA NON-ORGANISATION DES ÉLECTIONS  Yayi confond et déstabilise ses détracteurs

(II met les responsables des institutions impliquées devant le fait accompli)

Boni Yayi lorgne un « troisième mandat, son gouvernement refuse d'organiser les élections, le pays est dans l'impasse, la non-organisation des élections législatives et municipales sera bénéfique pour le chef de l'Etat qui a un calendrier secret avec lequel il prépare une surprise désagréable pour le peuple, la démocratie est à terre .... etc ». Depuis la sortie de Me Adrien Houngbédji sur Canal 3 suivie de la déclaration de Boko, on assiste à une pluie de commentaires et de déclarations qui mettent le chef de l'Etat et son gouvernement dans une posture indélicate vis-à-vis du peuple béninois mais aussi de la communauté internationale. Mais trop c'est trop! Le chef de l'Etat n'entend plus laisser quelconque quidam tenir son image et celle de notre pays. Le week-end écoulé, depuis Sèmè-Kraké, Boni Yayi a envoyé un signal à tous les présidents d'institution impliqués dans l'organisation des élections, aux organisateurs de la marche du 29 prochain mais aussi à tout le peuple béninois. C'est désormais clair, les détracteurs du chef de l'Etat et de son gouvernement à chacune de leur sortie dans le vil dessein de jeter de l'opprobre contre lui, recevront une réponse à la hauteur de leurs déclarations ou autres propos désobligeants.

La relance

Retard dans l'organisation des élections locales, municipales et communales Le gouvernement clarifie et situe les responsabilités

Publié le par La presse du Bénin

Retard dans l'organisation des élections locales, municipales et communales  Le gouvernement clarifie et situe les responsabilités

La non-tenue à bonne date des élections locales, municipales et communale fait couler beaucoup d'encre et de salive ces derniers temps. Pour clarifier la situation et situer les responsabilités, le gouvernement a donné une conférence de presse le samedi passé au ministère du plan pour remettre les pendules à l'heure. Pour les conférenciers, le gouvernement accomplit le rôle qui est le sien et est engagé à continuer dans la même dynamique.

Six (06) ministres du gouvernement, assistés du conseiller spécial du Chef de l'Etat aux affaires politiques, Amos Elègbè ont anirné cette conférence de presse. Il faut noter la présence du ministre du plan, celui de la communication, le ministre de la justice. celui de l'économie et des finances, le ministre en ( charge des relations avec les i institutions et enfin celui des affaires étrangères. L'objectif principal de cette sortie médiatique est de prouver la bonne foi du gouvernement et de rassurer le peuple béninois sur la détermination du gouvernement à jouer sa partition jusqu'au bout. En effet, le retard que connait l'organisation des élections locales, municipales et communales ne relève aucunement de la responsabilité du gouvernement. Les clarifications du ministre chargé des relations avec les institutions ont porté essentiellement sur les articles 219 et 49 du code électoral. Gustave SaNON porte plus d'éclaircissement en ce qui concerne les dates impératives fixées par le législateur. De plus, la Liste Electorale Permanente lnformatisé(LEPI) n'est pas encore disponible, a-t-il rappelé. Or la disponibilité de cette liste ne relève pas de la compétence du gouvernement. Mieux, faut-il rappeler, dans sa décision d'octobre 2012, la Cour Constitutionnelle mentionne fermement qu'aucune élection ne se fera sans la liste informatisée. Le gouvernement s'étonne du fait que la classe politique adverse s'acharne à lui faire porter les responsabilités. La bonne foi du gouvernement n'est plus à démontrer car à chaque fois, il a toujours mis les moyens à la disposition du Cos-lépi. Le ministre de l'économie et des finances, Komi KOUTCHE a rappelé les obligations du gouvernement en matière d'organisation d'élections dans notre pays. Il a fait savoir que le gouvernement doit mettre les moyens à la disposition des structures ayant à charge l'organisation des élections, la convocation du corps électoral et la sécurisation des élections. De plus, l'argentier national a fait comprendre que jusqu'à ce jour le gouvernement a débloqué plus de 9 milliards de nos francs au Cos-lépi sans oublier les deux (02) milliards alloué à la CENA. Il a alors demandé à la classe politique béninoise d'analyser les faits avec objectivité et de cesser de trouver- un bouc émissaire dans cette situation. Le conseiller politique du chef de l'Etat n'a pas manqué de pointer du doigt l'assemblée nationale qui a tous les pouvoirs de contrôler le Cos-lepi et de voter des lois dérogatoires et qui ne fait pratiquement rien depuis le début de la crise. Le gouvernement ne peut donc pas convoquer les élections si la Cena ne le lui demande pas; et la Cena ne pourra pas demander la convocation des élections, si la liste électorale n'est pas disponible à son niveau. Et la structure en charge de la correction de la liste n'est rien d'autre que le Cos-Lépi. La classe politique face à ses responsabilités Selon les conférenciers, l'institution qui a le pouvoir et les prérogatives les plus étendues en matière du processus du système électoral et d'organisation des élections est l'Assemblée nationale, cela a été ainsi fait depuis 1991. Le Cos-Lépi étant l'un des organes, mais il s'agira de demander au Cos-Lépi, non pas d'établir une liste, mais de la corriger. Au temps de la CPS-Lépi, le gouvernement était associé à la réalisation de la liste électorale, sur autorisation de l'assemblée nationale, mais cette fois ci, les députés ont choisi ne plus impliquer le gouvernement dans la correction et l'actualisation de la Lépi. Pourtant, le gouvernement n'a pas croisé les bras. Il a procédé au décaissement de 9 milliards au profit du Cos-Lépi et 02 milliards pour la Cena. Le chef de l'Etat et son gouvernement ont entamé de véritables séances de concertations avec le Cos-Lepi et la Cena et l'ensemble des présidents d'institutions. Des initiatives se prennent et vont complètement en dehors de la préoccupation nationale qui est d'organiser les élections. En témoigne la lettre de demande de marche politique annoncée par l'opposition. «La solution n'est pas dans la rue ", indique les conférenciers. Toute la classe politique et les institutions de la république sont interpellées autour de l'assemblée nationale pour qu'on trouve une solution idoine à cette crise.

Archimède Hugh DATO(Stg) avec Guillaume C. AGBO- les 4 vérites.

Microcrédit et emploi des jeunes à Cotonou : Le tandem Yayi-Vignigbé pour une population épanouie

Publié le par La presse du Bénin

Microcrédit et emploi des jeunes à Cotonou : Le tandem Yayi-Vignigbé pour une population épanouie

Dans une liesse populaire, les populations de Zogbo et de Zogbohouè ont accueilli la délégation conduite par Chabi Yayi. L’objectif de cette descente sur le terrain n’est plus à démontrer : Chabi Yayi et sa suite, ayant à cœur l’épanouissement des populations de ce quartier de Cotonou, sont venus attirer leur attention sur l’essentiel. Selon Chabi Yayi, l’essentiel pour les populations, c’est les microcrédits et l’emploi des jeunes. « Je suis venu pour vous apporter un message d’espoir : il s’agit des microcrédits et de l’emploi des jeunes. Quand les femmes bénéficient des microcrédits, elles exercent une activité qui leur permet de soutenir la famille. Quant aux jeunes, lorsqu’ils font quelque chose, ils sont épanouis et la nation se portent bien », a-t-il précisé. Ce message d’espoir pour Zogbo a permis à Géraldine Faladé porte parole des femmes d’attirer l’attention des invités. « Certaines femmes ont bénéficié des microcrédits et les témoignages sont éloquents. Quant à nous les femmes entrepreneurs de Zogbohouè, nous attendons de bénéficier de ces microcrédits pour la promotion de nos activités. Nous attendons aussi d’être formé pour mieux gérer les crédits qui nous seront attribués », a-t-elle ajouté. Il est revenu à Christophe Vignibé, Directeur général du Fonds national pour la promotion de l’entreprise et de l’emploi des jeunes (Fnpeej) de rassurer les femmes de Zogbo en leur faisant une promesse. « D’ici le moi prochain, les groupements de femmes remplissant les critères bénéficieront des microcrédits pour leur autonomisation. Les femmes de Zogbo ne sont donc pas oubliées, leur tour arrive. Le Fnpeej, c’est pour les jeunes afin de réaliser leurs projets. Ils bénéficient entre un et cinq millions de francs Cfa. Pour avoir ce crédit, ils peuvent se rendre dans les Business promotion center (Bpc) pour se faire aider dans l’élaboration de leur plan d’affaire. Une fois ce montage terminé, ils peuvent se diriger vers les structures du Fnpeej pour avoir les crédits », a-t-il expliqué. Pour Chabi Yayi et Christophe Vignigbé, les populations de Zogbo doivent se concentrer sur l’essentiel et ne pas se laisser distraire. Pour eux, le développement doit être la préoccupation actuelle des populations. Elles ne doivent donc pas se laisser distraire par les vendeurs d’illusions qui n’ont qu’un seul objectif : créer de l’intoxication au sein des populations. « Nous traversons un moment tumultueux. Soyez donc vigilants. Ne vous laisser pas distraire par les politiciens », a conclu Chabi Yayi.

Déclaration de Christophe VIGNIGBE, Dg/FNPEEJ
Selon l’Institut National de Statistique et de l’Analyse Economique (INSAE), le chômage a connu une évolution ascendante depuis 2007 passant ainsi de 0,7% à 2,6% en 2011. Il frappe beaucoup plus les jeunes, les femmes que les hommes et constitue une réalité aussi bien urbaine que rurale. Il est inégalement réparti sur le territoire national. Et c’est pour inverser cette tendance que la question de la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes est devenue une préoccupation majeure pour le Gouvernement du Président Thomas Boni YAYI. Au regard de l’importance du rôle que doivent jouer les jeunes et les femmes dans l’appareil productif de notre pays, le Gouvernement a donc inscrit pour compter de la gestion 2014, la question de la promotion de l’emploi des jeunes au cœur des préoccupations nationales. Les stratégies développées pour renforcer la promotion de l’emploi des jeunes visent à faciliter l’accès à l’emploi par l’accroissement de l’offre et de l’employabilité ; améliorer le fonctionnement du marché de l’emploi ; renforcer les capacités humaines et institutionnelles pour la promotion de l’emploi et réguler la migration professionnelle. L’atteinte de ces objectifs se fera à travers la mise en œuvre de certaines mesures directes et indirectes dont les plus importantes concernent le renforcement du Programme d’Appui à l’Emploi Salarié (PAES) créé en 2007 pour favoriser la pré-insertion et l’insertion des jeunes et des femmes dans l’Administration Publique, les entreprises et structures privées ; la formation d’entrepreneurs par l’intermédiaire du Programme d’Appui à l’Emploi Indépendant (PAEI) qui permet d’améliorer la qualité de la formation dans le but de lutter contre le chômage et le sous-emploi des jeunes et des femmes âgés de 18 à 50 ans et l’apprentissage et les programmes de formation professionnelle à travers le Renforcement de Capacités des Demandeurs d’Emplois (RCDE). Sans oublier le renforcement de l’octroi de bourses de recyclage aux artisans et la facilitation de leur installation ; le renforcement de la mise en œuvre de l’approche Haute Intensité de Main-d’Œuvre puis la promotion du volontariat pour le développement du Bénin.
La mise en œuvre des mesures ci-dessus citées devrait permettre de créer 244 500 emplois directs et plus de 500 000 emplois indirects sur la période 2014-2016. Au total, plus de 58 milliards de F Cfa sont inscrits au budget 2014 pour redonner espoir aux jeunes. La création des Business Promotion Center et des Centres Songhaï sur l’ensemble du territoire national va aussi se poursuivre pour encourager et soutenir les jeunes entrepreneurs.
Le point sur la mesure de recrutement dans l’administration publique au titre de l’année 2014 se présente comme suit :
au titre des stagiaires recrutés par l’ANPE dans divers secteurs de l’Administration, deux mille cinq cent (2 500) jeunes ont été recrutés sur les deux mille huit cent (2 800) prévus, les trois cent (300) postes restants seront pourvus d’ici la fin du mois de novembre afin de porter à quatre mille cinq cent cinquante (4 550) l’effectif total des stagiaires de l’ANPE pour cette année étant entendu que mille sept cent cinquante (1750) stagiaires ont été recrutés dans la première vague ;
au titre des volontaires d’expertise professionnelle, l’effectif est de deux mille sept cent (2700) répartis dans les secteurs de l’enseignement primaire, secondaire, santé, mairies et préfectures, secteur privé et société civile, les autres secteurs de l’Administration publique, le service des volontaires de l’UAC. En outre cinq cent quarante (540) jeunes supplémentaires ont été recrutés et seront appelés à suppléer au désistement éventuel des candidats titulaires ;
au titre de la Police, sur mille (1 000) recrutements prévus mille deux (1 200) seront en définitif recrutés d’ici fin novembre ;
au titre de la Défense Nationale, mille trois cent (1300) Gendarmes sont en cours de recrutement, la délibération étant attendue pour fin novembre. Mille trois cent (1300) militaires sont recrutés et en attente de formation à l’école militaire de Bimbèrèkè. Cent vingt-quatre (124) anciens appelés au service d’intérêt national (spécialité santé) sont en ce qui concerne les officiers en formation à l’école des officiers de Toffo, les sous-officiers sont en attente de formation à Ouidah. En ce mois d’octobre, le recrutement sur titre de dix-sept (17) médecins, géomètres et architectes interviendra avec la proclamation des résultats à fin novembre. Soit au total deux mille neuf cent soixante-dix-sept (2 977) recrutements au profit du Ministère de la Défense y compris son personnel civil ;
au titre des recrutements de la première vague des Agents Contractuels de l’Etat, quatre mille deux cent trente-quatre (4234) ont été répartis dans les secteurs de la santé et les trois ordres de l’enseignement. Il sera procédé pour fin novembre au recrutement de la deuxième vague des Agents Contractuels de l’Etat pour un effectif de mille quatre-vingt-dix (1090) à répartir dans douze Ministères.
En faisant le point, on peut constater comme total des recrutements :
• dans la fonction Publique : neuf mille deux cent quarante-huit (9248) ;
• au titre des stagiaires de l’ANPE quatre mille cinq cent cinquante (4 550) ;
• au titre des volontaires d’expertise professionnelle, trois mille deux cent (3 200).
Soit un recrutement global au titre de l’année 2014 de dix-sept mille quinze (17015) dont trois cent dix-sept (317) restants à recruter pour fin novembre 2014.
Le même processus est attendu pour 2015. Les emplois à générer par l’auto emploi au cours de l’année 2014 sont estimés à deux cent quatre-vingt-quatre mille (284 000).
Le Fonds National de Promotion de l’Entreprise et de l’Emploi des Jeunes (FNPEEJ) vient aussi de relancer ses activités avec le redémarrage des opérations de crédits au profit des jeunes promoteurs vertueux qui désirent investir dans l’agrobusiness, l’artisanat et le tourisme. Désormais, les financements se seront accordés par le biais des Systèmes Financiers Décentralisés, partenaires du Fnpeej, sur l’ensemble du territoire national. Les crédits varient de 5 à 20 millions de F Cfa remboursables. Le processus de relance des crédits est entré dans sa phase active et nous invitons tous les jeunes des 77 communes et municipalités du Bénin à se rapprocher de nos portes d’entrée que sont l’Anpe et l’Anpme pour en savoir davantage afin d’en bénéficier.
C’est dire donc qu’en matière de lutte contre le chômage des jeunes, à travers la promotion de l’entrepreneuriat et l’auto emploi, le Président de la République et l’ensemble des membres de son Gouvernement tiennent le bon bout. Et en votre nom, nous profitons de cette occasion pour remercier, féliciter et encourager le Chef de l’Etat pour tout ce qu’il fait pour la jeunesse béninoise.

Déclaration de Chabi YAYI sur la microfinance, l’emploi et les élections
Depuis 2006, la vision du Gouvernement est de faire de la micro-finance, un outil incontournable de développement à la base et de lutte contre la pauvreté. Il s’agit pour le Chef de l’Etat, le Dr Thomas Boni Yayi, de rendre productifs et créateurs de richesses les Béninois qui aspirent au bien-être social à travers le micro-crédit et autres services d’accompagnement en leur fournissant un encadrement susceptible de développer en eux une capacité de gestion des activités génératrices de revenus. Pour y parvenir, il a été conçu le programme de micro-crédit aux plus pauvres d’un montant total de 20 milliards au titre de l’année 2008. Plus de 500.000 bénéficiaires étaient visés au départ par le programme dont la mise en œuvre a suscité beaucoup d’engouement au sein de la population surtout la couche féminine en proie à une extrême oisiveté. Mais aujourd’hui, plus de 2 millions de Béninois (ses) sont impactés par le programme.
La mise à disposition de la micro-finance aux couches les plus défavorisées constitue une innovation du Gouvernement du Dr Thomas Boni YAYI. En effet, les microcrédits sont des prêts sur mesure accordés aux populations soit pour débuter une activité génératrice de revenus, soit pour accompagner une activité déjà en cours. Ils se donnent pour objectif d’inclure dans ce marché financier les populations qui n’ont pas accès aux banques classiques, parce qu’elles sont trop pauvres, trop éloignées des banques. Cette version moderne est née au début des années 80, dans le contexte de libéralisation économique. Par cette dynamique, le Gouvernement du Dr Thomas Boni YAYI entend accroître la création de la richesse nationale en intégrant dans le circuit productif, le potentiel de micro entrepreneurs parmi les plus pauvres et qui sont privés d’accès aux produits et services financiers du fait des risques que revêt le financement de la couche à laquelle ils appartiennent. Il s’agit à travers le programme de donner aux plus pauvres les moyens de s’inscrire dans la dynamique d’autonomisation progressive afin d’accéder aux conditions requises pour une vie digne et décente, de mettre en place des mécanismes de financement de l’économie nationale en tenant compte des spécificités de celle-ci et surtout de la réalité des acteurs qui l’animent.
Aujourd’hui, on ne peut plus compter le nombre de femmes qui ont pu grâce à cet instrument subvenir aux besoins de leurs familles. Depuis le 1er février 2014, ce programme connait une innovation : la micro-assurance vie. Le programme de Micro crédit aux plus pauvres a apporté beaucoup de bienfaits à de nombreux bénéficiaires qui ne tarissent pas d’éloges pour cette belle initiative. Les femmes, aujourd’hui, grâce à la mise à leur disposition de financements, ont pu satisfaire aux besoins de leurs foyers et assurer les petites dépenses en faveur des enfants.
Les évaluations périodiques de ce programme ont mis en exergue des faiblesses relatives à la gestion de risques liés à l’activité de micro finance. Ces risques relèvent de l’invalidité, de la maladie ou du décès des bénéficiaires. Ainsi, sur l’initiative du Président de la République, les différents acteurs du Programme ont réfléchi pour mettre en place le nouveau programme du Micro crédit aux plus pauvres dans sa version améliorée, avec pour spécificité le produit micro-assurance vie. Les crédits sont octroyés suivant deux cycles comme d’habitude. Seulement, les dotations ont été revues à la hausse de 30 000 à 50 000 et de 50 000 à 100 000 F CFA. La micro-assurance vie permet aux femmes bénéficiaires du Mcpp nouvelle formule d’être assistées au moment des épreuves et de sécuriser leurs fonds de commerce afin qu’elles ne puisent pas dans ces fonds pour des cérémonies. A titre d’exemple, pour le décès du conjoint, par exemple, la femme bénéficie de 40.000 francs d’assurance. Quand c’est un enfant, l’assurance lui verse 20.000 francs. Cette assurance-vie est accessible à toutes les femmes, nouvelles comme anciennes bénéficiaires, tant qu’elles ne sont pas encore rentrées dans le portefeuille des Systèmes financiers décentralisés (Sfd).
Chères mamans de Zogbo et environs, le développement de votre localité est une préoccupation majeure pour le chef de l’Etat, le Président Thomas Boni YAYI. Dans les jours à venir, toutes les femmes de Zogbo et environs qui n’ont pas encore bénéficié des microcrédits en bénéficieront. Le Fonds National de Microfinance va vous envoyer ses équipes. Vous serez toutes prises en compte.
Les jeunes aussi ne seront pas oubliés. Le Fnpeej est là pour les accompagner vers l’emploi. Il y a actuellement des initiatives de soutien à l’emploi en cours de mise en œuvre sur l’ensemble du territoire national, des recrutements à la fonction publique se font. Nous invitons les jeunes de Zogbo et environs à se rapprocher des BPC, de l’Anpe et de l’Anpme pour s’imprégner des opportunités d’emploi.
Le Gouvernement pose des actes concrets. Nous sommes dans le concret. Nous n’avons pas le temps de verser dans la haine, la jalousie, l’intoxication, la désinformation et la manipulation. Celui qui travaille n’a pas le temps de mentir au peuple. Populations de Zogbo et environs, nous vous invitons à rester vigilantes et sereines. Ce qui doit vous préoccuper, c’est votre mieux-être, l’amélioration de vos conditions de vie, ce à quoi s’attèle le Président de la République. Je vous invite donc à lui faire totalement confiance, à le soutenir. N’écoutez pas les vuvuzéla, les politiciens menteurs. Le chef de l’Etat a bien la volonté d’organiser les élections. A maintes reprises, il a démontré sa bonne foi. Restons dans une attitude d’espoir et d’espérance.

27-10-2014, Isac A. YAÏ

Inauguration de l'hôpital de zone de Djidja Une infrastructure ultra-moderne au service des populations d'Abomey, Djidja et Agbangnizoun

Publié le par La presse du Bénin

Inauguration de l'hôpital de zone de Djidja  Une infrastructure ultra-moderne au service des populations d'Abomey, Djidja et Agbangnizoun

Le Chef de l'Etat a procédé ce dimanche 26 octobre 2014 à la mise en service officielle de l'hôpital de zone de Djidja, devant desservir les communes de Djidja, d'Agbangnizoun et d'Abomey, ouvrant ainsi une nouvelle ère en matière de santé publique sur le plateau d'Abomey.

Les populations de Djidja, d'Abomey, et d'Agbangizoun peuvent désormais se frotter les mains. Les travaux de construction et d'équipement de l'hôpital de zone des trois communes érigé à Djidja sont définitivement achevés. Le Chef de l'Etat a remis en personne les clés de cette infrastructure flambant neuve aux populations ce dimanche à la faveur d'une cérémonie organisée dans l'enceinte dudit hôpital. La mise en service de ce joyau signe l'épilogue d'un projet à multiples péripéties. Le maire de la commune de Djidja Placide Avimadjènon, s'est réjoui de cet heureux aboutissement qui selon lui, marque le sens de responsabilité du Chef de l'Etat qui fait de la santé des populations un leitmotiv majeur et un droit inaliénable. Cet hôpital, poursuit-il, vient mettre fin aux calvaires des populations qui devaient parcourir des dizaines de kilomètres pour assouvir leurs besoins en santé. "C'est un jour qui sera marqué dans les annales de l'histoire des communes concernées", se conclut-il.

De son côté, Serge N'Guessan, représentant le Directeur de la Banque africaine de développement (BAD), principal partenaire du projet, voit dans cette œuvre sociale du gouvernement, un investissement porteur. La BAD, poursuit-il, est fière d'avoir contribué, à hauteur de 6 milliards, à la mise en œuvre de ce projet qui témoigne des grandes ambitions que nourrit le gouvernement béninois en faveur de la santé des populations. Il salue le leadership du Chef de l'Etat, non seulement dans la mobilisation des ressources, mais aussi pour toutes les diligences relatives à l'exécution correcte et au suivi rapproché du projet. La BAD, promet-il, accompagnera toujours l'Etat béninois, en particulier dans le cadre des engagements pris à la table ronde de Paris.

Pour la ministre de la santé Dorothée Akoko Kinde Gazard, ce projet démarré en 2010 n'a pas été une sinécure. La détermination du Chef de l'Etat a permis, soutient-elle, de démêler tous les goûts d'étranglement qui ont jalonné sa réalisation. Aujourd'hui, une infrastructure moderne dotée de 32 bâtiments conçus selon les normes architecturales avancées et d'un dispositif de production d'oxygène sur site, vient améliorer la plateau technique de la région, au grand bonheur des populations. L'hôpital de zone de Djidja, à l'instar de ceux de Covè et de Djougou, concernés par le même projet, fournira des prestations de qualité, dans la quasi-totalité des domaines d'intervention d'un centre hospitalier deartemental, confie-t-elle. Le ministre de la santé a saisi l'occasion pour remercier tous les partenaires, de même que les entreprises et autres acteurs impliqués dans la réalisation du projet. Elle a enfin plaidé pour l'aménagement des voies d'accès à l'hôpital.

Dans son mot d'exhortation, le President Boni Yayi a souligné le caractère fondamental de la question sanitaire pour les populations. Pour lui, au-delà des localités servant de sites d'implantation, cet hôpital doté d'une technologie de dernière génération va desservir toutes les populations béninoises et d'ailleurs. Il a promis prendre les dispositions pour l'aménagement des voies d'accès au site afin de faciliter sa desserte par les populations. Le Chef de l'Etat a exprimé ses gratitudes à la BAD dont le soutien a permis la mise en place d'une infrastructure de si haute facture. Il a saisi l'occasion pour exhorter les personnels de santé à privilégier la voie du dialogue, en lieu et place des grèves, pour trouver ensemble avec le gouvernement, les solutions consensuelles aux problèmes qui minent le secteur. Il a enfin réitéré sa détermination à poursuivre sans répit ses efforts de développement dans tous les secteurs en vue d'une amélioration substantielle des conditions de vie des populations.

La cérémonie a pris fin par la coupure symbolique du ruban et la visite guidée de l'hôpital.

Bruno OTEGBEYE (Cell.Com/PR)


Les Engins abandonnés aux intempéries dans les brigades et commissariats bientôt vendus

Publié le par La presse du Bénin

Les Engins abandonnés aux intempéries dans les brigades et commissariats bientôt vendus

D’ici la fin de l’année 2014, les commissariats de police et les brigades de gendarmerie seront vidés des engins à deux roues et à quatre roues qui sont saisis et abandonnés aux intempéries. C’est du moins la décision prise par le président de la Cour suprême hier à Bonou à l’occasion de la visite qu’il a effectué à la Brigade de gendarmerie de cette localité. « …J’ai donné des instructions au Procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo et à tous les Commandants de brigade pour que d’ici la fin de l’année, tous ces engins qui s’entassent et qui pourrissent dans les commissariats et les gendarmeries fassent l’objet de toute la procédure qu’il faut pour les dégager. Ces engins sont là et ne servent à rien. Plus on les laisse là, plus ils deviendront inutilisables. Autant prendre dans le cadre des procédures légales en la matière pour faire en sorte que ces engins puissent servir à quelque chose. Donc, des ventes aux enchères seront organisées en relation avec l’agence judiciaire du trésor et sous l’autorité du Procureur de la République… », a déclaré le président Ousmane Batoko. Certainement que cette mesure sera étendue aux autres départements du Bénin.

Karim O. ANONRIN / Quotidien Fraternité

Braquage à Cocotomey: Des policiers ligotés et de l’argent emporté

Publié le par La presse du Bénin

Braquage à Cocotomey: Des policiers ligotés et de l’argent emporté

Dans la nuit de ce Jeudi, des hors la loi ont encore fait parler d’eux dans une localité de la commune d’Abomey-Calavi, Cocotomey. Selon des sources, les malfrats ont emporté une somme d’argent dans une institution bancaire après avoir maîtrisé les policiers en faction en les ligotant.

Nous y reviendrons.

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